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Pool d’Assurance des Risques Pétroliers & Gaziers

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Dakar, 08 Novembre 2018 – Le projet de loi portant nouveau Code pétrolier semble imminent. Et sous ce rapport, l’Association des assureurs sénégalais démarche les parlementaires par la sensibilisation, de la nécessité ainsi que de l’opportunité qu’offre l’exploitation de ces ressources minières aux fins d’apporter de la plus-value.

Sud Quotidien (Dakar) 

Le projet de loi portant nouveau Code pétrolier semble imminent. Et sous ce rapport, l’Association des assureurs sénégalais démarche les parlementaires par la sensibilisation, de la nécessité ainsi que de l’opportunité qu’offre l’exploitation de ces ressources minières aux fins d’apporter de la plus-value.

Et ce, par l’introduction de nouvelles dispositions dans ledit Code en gestation devant permettre une bonne garantie des risques relatifs au pétrole et au gaz.

L’exploitation pétrolière et gazière rime forcément avec des risques aux conséquences humaines, matérielles et financières, inestimables.

Fort de cela, l’Association des assureurs sénégalais (Aas) prêchent les députés aux fins d’introduire de nouvelles dispositions dans le nouveau Code pétrolier, lequel Code devant permettre de mieux gérer les risques liés à l’exploitation pétrolière et gazière d’une part et donner de la valeur ajoutée à ces ressources minières d’autre part. Et pour ce faire, un séminaire à l’attention des députés s’est tenu lundi dernier, à Dakar.

A cette occasion, le représentant de la Direction des assureurs, le commissaire Alioune Badara Ndiaye, a sous-évalué la part du secteur dans le Produit intérieur brute (Pib) pour justifier les efforts à déployer dans ce sens en laissant entendre: «L’industrie de l’assurance a contribué au Produit intérieur brute (Pib) à hauteur de 1.60 comparativement à une tendance mondiale estimée à 10% et une moyenne africaine évaluée à 2%».

Suffisant alors pour lui de légitimer la nécessité et l’opportunité des assureurs sénégalais à s’impliquer de manière efficace et efficiente à l’exploitation de ces ressources minières.

Et pour ce faire, il a invité les assureurs, «à repousser les limites de l’assurabilité pour parvenir à une assurance inclusive, c’est-à-dire une assurance touchant entre autres secteurs d’activités économiques à savoir le secteur informel et le secteur agricole».

Il soutient: «qu’une assurance émergente ne peut pas ignorer ces deux secteurs». Toutefois, force-t-il à faire valoir : «L’innovation et l’adaptation de l’offre s’impose pour tirer les dividendes de ces secteurs d’activités économiques».

Moustapha Noba, président de l’Aas a réaffirmé toutes les dispositions internes prises pour assainir la profession. «Nous avons pris toutes les dispositions pour mettre de l’ordre. Ceux qui transgresserons se verront appliquer les sanctions… »

Alé Lô, vice-président à l’assemblée nationale et modérateur des travaux dans son mot a préconisé l’approche participative pour plus de plus-value au secteur d’assurance.

Dans la même veine, les parlementaires ont laissé entendre que le plaidoyer sera porté pour booster le secteur et surtout donner de la valeur ajoutée à nos ressources pétrolières et gazières. Ainsi dira, Cheikh Seck, président de la commission développement et agriculture:

«Nous devons être imprégnés de ces questions pétrolières et gazières notamment dans le volet assurance, avant que le Code pétrolier ne soit voté, pour prendre en charge les préoccupations des assureurs qui sont celles des Sénégalais».

ADAMA NDIAYE, PRESIDENT DU COMITE SCIENTIFIQUE DU POOL GAZIER ET PETROLIER DE L’AAS : «Jouer pleinement notre rôle»

A la question de savoir si l’Association des assureurs Sénégalais (Aas) ne serait-elle pas en retard sur l’échéance d’exploitation des ressources naturelles ?

Adama Ndiaye, président du Comité scientifique du pool gazier et pétrolier se veut clair: «Ça fait deux ans que nous réfléchissons sur la question, à travers plusieurs rencontres pour peaufiner ensemble les stratégies à adopter et à mettre en œuvre aux fins de jouer pleinement notre rôle dans la garantie des risques liés au pétrole et au gaz».

M. Ndiaye, et non moins président de la Fédération des sociétés d’assurances de droit national africain (Fanaf) de souligner la nécessité de prendre en compte la préoccupation des assureurs: «Le Sénégal doit intégrer dans son nouveau Code pétrolier des dispositions qui imposent aux multinationales le respect de l’article 308 du Code de la Conférence interafricaine des marchés d’assurance (Cima), relatif à la lutte contre la fuite des capitaux».

A l’en croire, «ces multinationales ont tendance à écarter les opérateurs locaux pour délocaliser les dividendes dans leurs pays d’origine sous prétexte que les pays d’accueil n’ont pas assez de sécurité et de sureté pour couvrir les risques y afférents».

Source : Sud Quotidien